mercredi 14 février 2007

Dimanche 24 – Lundi 25 décembre 2006 : Noël à Dakar

L'église de Saint-Pierre des Baobabs où nous arrivons 2 heures avant le début de la messe est déjà aux trois quarts pleine. Inculturation architecturale, il s'agit d'une case traditionnelle géante dont les portes coulissantes permettent une aération maximale. Indispensable dans ce pays où il fait froid lorsqu'il fait 20°.

Tous les fidèles ont mis leurs plus beaux habits et ma chemise froissée, mon pantalon qui porte les stigmates de cambouis de mes mésaventures mécaniques et mes baskets Adidas me font un peu honte.
Mais je ne vais pas pouvoir me cacher car Eduarda tient à ce que je profite au mieux de la célébration et tasse à grand renfort de rires tout le banc du premier rang afin que nous nous y installions. Heureusement, j'ai déjà pris un coup de soleil et personne ne note le changement de couleur qui accompagne mon sourire crispé.

Quelques révisions de chants entraînants en wolof plus tard, je ne regrette pas les efforts d'Eduarda pour nous placer aux premières loges du traditionnel mime/théâtre de la Nativité par les enfants. Ils sont une bonne cinquantaine, vêtus dans les habits traditionnels et le petit Jésus babille tant qu'il peut (s'il feint de commencer à pleurer, Eduarda fait un bruit de suçon avec sa bouche, il se calme et les trois bancs derrière nous éclatent de rire).
Le reste de la célébration est assez semblable aux messes de Noël de France, quoique un peu plus longue, mais la chorale et les musiciens tiennent l'auditoire éveillé malgré l'heure tardive.

Le lendemain, je retourne chez les Faye pour partager le déjeuner de Noël. Pour des raisons obscures de grippe aviaire, un poulet farci a remplacé la traditionnelle dinde mais c'est délicieux et à l'ombre du manguier les mines réjouies des enfants Faye et des amis de tous horizons qui ont été conviés prouvent que les talents culinaires d'Eduarda dépassent la puissance des endémies internationales.En quittant Dakar, j'embrasse les enfants puis je salue les parents. Au revoir Maman Eduarda, au revoir Papa Georges. Cette année encore, j'ai eu la chance de passer Noël en famille.

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