mardi 30 janvier 2007

Dimanche 17 décembre 2006 : Messe ratée à Nouadhibou – une plus grande découverte de l'Islam

Samedi 16 décembre 2006, à l'extrême sud du Maroc et/ou du Sahara Occidental, sans doute trop pressé de rejoindre Nouadhibou (Mauritanie) pour y participer à la messe, un accident m'a bloqué pour 5 jours dans le dernier village avant la frontière Mauritanien, perdu dans le désert Marocain/Sahraoui.
A défaut de découvrir la célébration de la foi catholique en Mauritanie, je confirmai d'abord la tradition d'hospitalité que l'on retrouve partout en Afrique puisque je fus rapidement adopté par tout le personnel de l'hôtel : chacun m'invitant à partager son repas ou me cédant ma chambre personnelle pendant qu'il dormirait dans une chambre commune.
La chose qui me frappa le plus dans la vie de ces musulmans est que, quelque soit leur niveau de pratique et de respect des règles fixées par l'Islam, Dieu est présent à tout moment par la parole : ils parlent beaucoup de Dieu et toutes les exclamations ou mots classiques ont un rapport avec Dieu.
Voici 3 exemples très fréquents (veuillez m'excuser pour l'orthographe d'une part et la traduction d'autre part ; si ce n'est pas précis, du moins l'idée y est) :
- Bismilah : "Au nom de Dieu", bon appétit
- Inch Allah : "Si Dieu le veut", utilisé dès qu'il s'agit du futur
- Allamdoulilah : "Dieu soit loué"Cette présence de Dieu dans le vocabulaire est certainement à la fois la conséquence et la cause d'une plus grande présence de Dieu dans chaque geste de leur vie et il me semble qu'en me forçant à intégrer (à la mode chrétienne) dans mes paroles de tous les jours, j'aiderai à rendre Dieu plus présent dans ma vie.